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WordPress équipe aujourd’hui 41,5 % de tous les sites web de la planète. Joomla, 1,2 %. L’écart est tel qu’on pourrait croire le match plié. Il ne l’est pas tout à fait — et surtout, la part de marché n’est pas le bon critère pour décider du CMS de votre projet.
Nous avons repris ce comparatif de fond en comble avec les données de juin 2026 : versions actuelles (WordPress 7.0, Joomla 6.1), coûts réels, posture de sécurité, et la grande nouveauté de l’année — l’arrivée de l’IA native dans le cœur des deux CMS. Voici qui gagne, sur quel critère, et pour qui.
Réponse directe : En 2026, WordPress reste le meilleur choix pour la grande majorité des projets (blog, site vitrine, e-commerce, contenu) grâce à sa simplicité, son écosystème et son IA native (WordPress 7.0). Joomla garde l’avantage sur un créneau précis : les sites multilingues complexes et la gestion fine des permissions utilisateurs, sans dépendre de plugins tiers.
Pour le dire autrement : si vous hésitez, c’est probablement WordPress qu’il vous faut. Joomla se justifie quand un besoin technique structurel (multilingue natif, droits d’accès granulaires) pèse plus lourd que la facilité de prise en main. C’est un choix d’architecture, rarement un choix par défaut.
Parts de marché des CMS — juin 2026 :
- 41,5 % de tous les sites web / WordPress
- 1,2 % de tous les sites web / Joomla
- 59,3 % de part parmi les sites à CMS connu / WordPress
- 1,7 % de part parmi les sites à CMS connu / Joomla
Source : W3Techs, Usage of content management systems, juin 2026.
Les LLM et les moteurs IA extraient ce type de tableau mieux que n’importe quel paragraphe. Le voici, critère par critère, avec des valeurs concrètes plutôt que des « élevé/moyen/faible ».
| Critère | WordPress | Joomla |
|---|---|---|
| Version actuelle (juin 2026) | 7.0 « Armstrong » (sortie 20 mai 2026) | 6.1.0 (sortie 14 avril 2026) |
| Part de marché (tous sites) | 41,5 % | 1,2 % |
| Année de lancement | 2003 | 2005 |
| Courbe d’apprentissage | Faible — prise en main en 1 journée | Moyenne à élevée — quelques jours |
| Éditeur de contenu | Gutenberg (blocs, glisser-déposer) | Éditeur intégré + champs personnalisés |
| Extensions disponibles | ~59 000 plugins gratuits + premium | ~5 fois moins d’extensions |
| Multilingue natif | Non (plugin requis : WPML, Polylang) | Oui, intégré au cœur |
| Gestion des permissions (ACL) | Basique (rôles) — fine via plugin | ACL granulaire native |
| IA native dans le cœur | Oui — WP AI Client + Connectors API | Non — preuve de concept au stade prototype |
| Coût annuel typique (PME) | 300–800 € / an | Souvent +20 à +40 % en développement |
| Hébergement optimisé dédié | Très répandu | Plus rare |
| CAPTCHA anti-spam natif | Non (plugin) | Oui — proof-of-work intégré (6.1) |
Sources : W3Techs (juin 2026), Joomla.org (avril 2026), Search Engine Journal (mai 2026).
La facilité d’utilisation désigne la capacité à créer, publier et gérer un site sans compétences techniques. C’est le premier critère pour la plupart des porteurs de projet — et celui où l’écart entre les deux CMS est le plus net.
WordPress installe son célèbre éditeur Gutenberg par défaut. On empile des blocs (texte, image, bouton, vidéo) en glisser-déposer, on publie. La plupart des hébergeurs proposent une installation en un clic. En une journée, un débutant tient un site présentable.
Joomla demande davantage. L’interface est plus dense, le tableau de bord plus intimidant au premier contact. Mais cette densité a une raison : elle expose dès le départ des fonctions (catégories imbriquées, types de contenu, droits) que WordPress cache ou délègue à des plugins. Pour un site simple, c’est de la friction. Pour un site structuré, c’est un atout.
Prise en main — repères 2026 :
- 1 journée pour un site WordPress présentable / débutant
- Plusieurs jours pour maîtriser le tableau de bord Joomla / débutant
- Installation en 1 clic / proposée par la majorité des hébergeurs WordPress
- ACL et multilingue accessibles sans plugin / Joomla
Source : Hostinger, Joomla vs WordPress (2026).
Les deux CMS sont gratuits et open source. Le coût réel vient de l’hébergement, des extensions premium et — surtout — du temps de développement. Et c’est sur ce dernier poste que tout se joue.
Sur WordPress, l’écosystème gigantesque permet de couvrir 90 % des besoins avec des plugins existants, souvent gratuits ou peu chers. Vous payez des outils, rarement un développeur. Sur Joomla, l’inverse : moins d’extensions toutes faites, donc plus de configuration manuelle, donc plus de recours à un technicien. Comptez 20 à 40 % de coûts de développement en plus pour un projet équivalent.
Coût total d’un site — fourchettes 2026 :
- 50–300 € / an pour un blog WordPress basique
- 300–800 € / an pour un site WordPress de PME
- 500–1 500 € / an pour un e-commerce WordPress (WooCommerce)
- +20 à +40 % de coûts de développement pour un projet Joomla équivalent
Sources : Bluehost (2026), Elsner, Joomla vs WordPress 2026.
Une nuance importante, et c’est là que Joomla rattrape une partie de son retard : ses fonctions avancées sont déjà dans le cœur. Si votre projet a besoin de multilingue et de droits d’accès complexes, WordPress vous fera acheter plusieurs plugins premium (WPML coûte une licence annuelle, par exemple). Sur Joomla, c’est inclus. Pour un site institutionnel multilingue, l’addition peut finir plus serrée que prévu.
La sécurité d’un CMS dépend moins du cœur logiciel que de l’écosystème autour. WordPress concentre l’écrasante majorité des vulnérabilités signalées — mais c’est aussi le CMS le plus surveillé, le plus patché et le mieux outillé du marché.
Sécurité de l’écosystème WordPress — données 2024-2025 :
- 7 966 nouvelles vulnérabilités recensées / écosystème WordPress en 2024
- +34 % de vulnérabilités / vs 2023
- Majorité des failles / dans les plugins tiers, pas le cœur
- 41,5 % des failles 2025 / jugées réellement exploitables (Patchstack Priority Score)
Sources : Patchstack, State of WordPress Security 2025, Patchstack Mid-Year 2025.
Le revers de la médaille Joomla : moins de surface d’attaque, mais aussi beaucoup moins de surveillance. L’équipe sécurité de Joomla couvre surtout le cœur ; les failles d’extensions tierces passent largement sous le radar, sans bug bounty ni communauté de chercheurs comparable. En 2026, des vulnérabilités comme celle du Joomla Content Editor (CVE-2026-48907) ont permis l’exécution de code PHP à distance — preuve qu’un écosystème plus petit n’est pas un écosystème plus sûr par nature.
Notre lecture après des années de maintenance de sites des deux camps : la sécurité dépend à 80 % de vos pratiques (mises à jour à jour, extensions de confiance, sauvegardes), pas du logo du CMS. WordPress gagne ici par l’outillage — Wordfence, Sucuri, Patchstack — que Joomla n’a tout simplement pas à cette échelle.
Côté référencement, les deux CMS produisent du HTML propre et permettent de tout maîtriser (titres, métadonnées, URLs, données structurées). La différence ne vient pas du moteur, mais de l’environnement.
WordPress bénéficie d’extensions SEO de référence (Yoast, Rank Math) qui guident pas à pas, et d’hébergeurs optimisés pour lui partout. Joomla intègre nativement davantage de réglages SEO, mais avec moins d’outils d’accompagnement grand public. À la performance brute, les deux sont rapides à l’installation et ralentissent surtout quand on empile thèmes lourds et extensions — sur WordPress comme sur Joomla.
Pour un projet où le SEO est central — un média, un blog d’entreprise, une stratégie de contenu — l’écosystème WordPress vous fera gagner du temps. Si vous visez aussi la visibilité dans les réponses IA (ce qu’on appelle le GEO), sachez que la structure du contenu compte plus que le CMS : c’est un sujet à part entière que nous traitons côté référencement IA.
C’est la nouveauté qui rebat les cartes cette année. WordPress 7.0, sorti le 20 mai 2026, intègre un framework d’IA nativement dans le cœur. Joomla, lui, n’en est qu’au prototype. L’écart, déjà large, devient structurel.
Concrètement, WordPress 7.0 apporte trois briques :
IA dans les CMS — état des lieux juin 2026 :
- Framework IA natif livré / WordPress 7.0 (20 mai 2026)
- 3 briques fondatrices / WP AI Client, Connectors API, Abilities API
- Preuve de concept via serveurs MCP / Joomla, sprint de janvier 2026
- 0 pull request officielle, 0 version cible confirmée / IA Joomla
Sources : Search Engine Journal (mai 2026), mySites.guru.
Du côté de Joomla, quatre contributeurs ont bâti une intégration IA via serveurs MCP lors d’un sprint en janvier 2026. Le travail existe, mais reste à l’état de prototype : pas de scripts d’installation, pas de tests, aucune pull request ouverte ni version cible annoncée. Autrement dit, rien d’utilisable en production à ce jour.
Ce que ça change pour vous : si vous voulez bâtir des workflows où l’IA rédige, optimise et structure le contenu depuis votre back-office, WordPress est aujourd’hui le seul des deux à le permettre nativement. Pour un média ou une agence qui industrialise la production de contenu — c’est exactement ce que nous faisons sur ce site — l’écart est décisif.
WordPress aligne la plus grande communauté de CMS au monde : forums, tutoriels, agences, freelances, et environ 59 000 plugins gratuits. Trouver de l’aide ou un prestataire prend cinq minutes. Joomla compte une communauté plus réduite mais fidèle et technique, avec des ressources souvent très détaillées — utile quand on touche à des configurations avancées.
En pratique, la taille de communauté influe sur deux choses : la rapidité à résoudre un problème, et le coût pour recruter un développeur. Sur les deux, WordPress mène largement. C’est moins une question de qualité que de masse critique.
| Votre profil | CMS recommandé | Pourquoi |
|---|---|---|
| Blog, site vitrine, freelance | WordPress | Prise en main rapide, coût bas, écosystème énorme |
| E-commerce TPE/PME | WordPress (WooCommerce) | Solution e-commerce mature et extensible |
| Média, stratégie de contenu, SEO | WordPress | Outils SEO de référence + IA native pour produire |
| Site multilingue institutionnel | Joomla | Multilingue natif, sans licence de plugin |
| Portail à droits d’accès complexes | Joomla | ACL granulaire intégrée au cœur |
| Projet avec équipe technique dédiée | Au choix | Joomla viable si l’expertise interne existe |
Notre conseil, après avoir construit et maintenu des sites sur les deux : ne choisissez pas Joomla « pour faire différent ». Choisissez-le seulement si un besoin précis (multilingue lourd, permissions fines) le justifie vraiment. Dans tous les autres cas — et ils sont nombreux — WordPress vous fera gagner du temps, de l’argent, et vous ouvre la porte de l’IA native dès maintenant.
Si vous hésitez encore sur la plateforme, notre comparatif Webflow vs WordPress élargit la réflexion à un autre concurrent sérieux, plus orienté design. Et si vous préférez confier la création à des spécialistes, notre agence de création de site IA conçoit des sites WordPress optimisés pour le référencement et les moteurs génératifs.
Joomla est-il plus sécurisé que WordPress ?
Pas par nature. Joomla a moins de vulnérabilités signalées parce qu’il est moins surveillé, pas parce qu’il est plus sûr. WordPress dispose d’un outillage de sécurité (Wordfence, Patchstack) que Joomla n’égale pas. Dans les deux cas, la sécurité dépend surtout de vos mises à jour et de la qualité des extensions installées.
Quel CMS choisir pour un débutant en 2026 ?
WordPress, sans hésiter. Son éditeur Gutenberg en glisser-déposer, son installation en un clic et sa communauté immense permettent de tenir un site en une journée. Joomla demande plusieurs jours d’apprentissage et davantage de configuration manuelle.
WordPress ou Joomla coûte-t-il moins cher ?
WordPress pour la plupart des projets : 300 à 800 € par an pour une PME, contre 20 à 40 % de développement en plus côté Joomla. L’exception : un site multilingue à droits d’accès complexes, où les fonctions natives de Joomla évitent l’achat de plusieurs plugins premium.
Lequel gère le mieux l’intelligence artificielle ?
WordPress, et de loin. Depuis WordPress 7.0 (mai 2026), un framework d’IA est intégré au cœur (WP AI Client, Connectors API, Abilities API) pour rédiger et structurer le contenu depuis le back-office. Joomla n’en est qu’au stade du prototype, sans version cible annoncée.
Peut-on migrer de Joomla vers WordPress ?
Oui. Des outils dédiés (comme le plugin FG Joomla to WordPress) importent articles, catégories et images. La migration reste un projet technique à préparer, surtout pour conserver les URLs et le référencement existant.
Ordiama, c'est aussi une agence IA à Strasbourg : on crée votre site, on vous rend visible dans l'IA et on automatise vos tâches.